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La réponse à vos questions en matière d'entraînement et de nutrition
11 Octobre 2018 à 6:00
Dans la peau de: Sébastien Bouchard, de lutteur à triathlète et pilote automobile
Dans la peau de: Sébastien Bouchard, de lutteur à triathlète et pilote automobile
Description

9 questions sur ce pompier de la ville d'Alma qui a commencé sa carrière de sportif dans la lutte pour ensuite performer en triathlon.

Âge: 42 ans

Poids: 177 lbs

Sports: Lutte | Vélo de montagne | Triathlon | Pilote automobile 

 

Explique nous ton cheminement sportif quand tu étais plus jeune : 

J’ai commencé la lutte olympique à l’âge de 10 ans. Mais pourquoi j'ai choisi la lutte?

Premièrement, c'est en raison de mon ami Dany Larouche qui en pratiquait depuis déjà 3 ans. C’est lui qui m’a fait connaitre ce merveilleux sport. À cette époque, son frère Jean-Francois Larouche était une sommité du sport au Québec et un excellent enseignant et entraineur pour ce sport.

Deuxièmement, car les cours de lutte étaient donnés à mon école primaire à St-Nazaire 2 fois par semaine et c’était donc simple pour moi d’y participer.

La Lutte olympique m’a permis de canaliser mon trop-plein d’énergie, voyager partout au Canada, apprendre l’anglais, le respect de mes adversaires et avoir une discipline de vie saine. Grâce à ce sport, j’ai eu la chance de représenter le Québec à 3 reprises lors des championnats canadiens et ma meilleure performance a été une 4e position.

 

Pourquoi as-tu changé complètement de sport afin de te concentrer sur le triathlon et le vélo de montagne?

J’ai passé 5 belles années à pratiquer la lutte. Malheureusement, après la fermeture du club, il était pour moi impossible de continuer seul et de garder mon niveau de compétition.

C’est alors que je me suis tourné vers le vélo de montagne avec l’excellent club cyclone d’Alma. Plusieurs années plus tard, c’est-à-dire 20 ans après mes débuts en vélo, mon beau frère Pascal Harvey, mon compagnon d’entrainement, m’a fait connaitre les plaisirs du triathlon.

 

Quand as-tu atteint ton «peak» en vélo de montagne et/ou triathlon?

En vélo de montagne j’ai eu mon «peak» de performance vers l’âge de 32 ans lors de mes présences en coupe Québec en terminant régulièrement dans les 10 premiers et en remportant une fois le championnat régional.

En triathlon, lors de ma deuxième participation en 2017 au XTERRA de Québec, j’ai terminé 4e dans ma catégorie d’âge malgré une mésaventure au début lors de ma natation. Malgré cette piètre performance de départ, je suis très fière d’avoir gardé mon «focus» et d’avoir pu rester positif malgré les embuches. À ce moment c’est Jonathan chez Adrénaline qui me suivait dans mes entrainements.

 

Quand tu pratiquais le triathlon, explique-nous une semaine typique d’entrainement considérant ton travail de pompier et ta vie de famille : 

Par exemple, pour ma préparation au XTERRA de 2017 j’étais suivi par Adrénaline afin de prendre le temps de monter un plan d’entrainement en conciliant mon travail de pompier, ma famille et mes objectifs.

Prenons comme exemple la course. Les fins de semaine que je travaillais de jour, je me rendais à mon travail à la course. De cette façon j’étais capable de rentrer un bon volume de course à pied. Je pouvais faire environ 60 km en 3 jours. Ensuite, pour les journées où je travaillais de nuit, nous mettions l’emphase sur des intervalles spécifiques qui prenaient beaucoup moins de temps et d’énergie.

 

Pourquoi as-tu décidé de commencer la course automobile cette année?

L’année 2018 a été une année difficile au niveau physique et psychologique.

Dû a une vieille blessure à l’épaule droite, j’ai été obligé, malgré différents traitements, d’arrêter l’entrainement de vélo et de triathlon.

J’ai alors décidé de faire un 180 degré afin d’assouvir mon grand besoin de compétition. Je réalise donc un très grand rêve que je partage avec mon père : Devenir propriétaire et pilote d’une voiture de course Sportsman et participer au programme complet 2019.

 

Avais-tu une alimentation particulière avant tes compétitions?

La semaine avant mes épreuves d’endurance, avec l’aide de Jonathan, je suivais un plan d’alimentation complet et spécifique de surcharge en glucides agencé avec une phase d’entrainement d’affutage.

Dans le cas de l’alimentation, quelques tests étaient réalisés lors d’évènements moins importants afin d’avoir la meilleure recette lors du jour «J».

 

Tes forces et tes faiblesses en triathlon et/ou vélo de montagne :

La lutte olympique et la course de motoneige m’ont permis de développer 2 choses qui m’aident en vélo de montagne!

En effet, ma première passion m’a permis de me développer très jeune sur le plan musculairement. Cela me donne donc une bonne force de pédalage (watt). Ma seconde passion me permet d’être efficace lors des descentes techniques en vélo.

Par contre, cette masse musculaire fait que je suis plus lourd en vélo et à la course à pied. Donc, le fait d’être plus musculaire me demande un plus grand rapport énergétique lors des épreuves d’endurance. Ensuite, une de mes grandes faiblesses est sans aucun doute la natation qui demande un grand volume d’entrainement et une bonne technique pour être efficace. J’ai beaucoup de respect pour les nageurs et nageuses depuis que je pratique ce sport.

 

Malgré ton changement drastique vers la course automobile, continues-tu à t’entrainer physiquement?

Malgré le fais que j’ai changé de discipline en 2019, je vais garder mes saines habitudes de vie et d’entrainement. Je vais sans aucun doute modifier certaines choses par rapport au sport automobile, mais si mon épaule me le permet, j’ai toujours le désir de participer à certaines courses régionales de vélo de montagne.

 

Crois-tu que le fait d’être en bonne forme physique peu t’aider en course automobile?

Le fait d’avoir un passé d’athlète d’endurance va être un atout. À mon avis cela va m’aider dans mon adaptation dans ce sport et avoir aussi un effet positif sur ma concentration, car la fatigue risque de se faire sentir plus tardivement.

Kinésiologue, DESS Nutrition
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